Pourquoi bloguer?

Pourquoi une compagnie devrait-elle permettre, voire encourager, ses employés à diffuser au monde entier de l’information sur l’entreprise?

Les réponses à cette question semblent évidentes: la société gagne en notoriété, elle entretient des relations constantes avec ses clients (aussi bien actuels que potentiels), etc.

C’est la question suivante qui est plus délicate: Comment gérer la libre expression des blogueurs et des commentateurs?

Car un blog n’est pas un simple véhicule supplémentaire pour les communiqués officiels de la boîte. Afin d’être efficace (on reviendra un autre jour sur l’efficacité des blogs), le blog doit être identifié à son ou ses auteurs, il doit avoir de la personnalité. Certes, toutes les organisations savent gérer les limites d’expression de leurs employés et étendre ces politiques à la blogosphère n’est pas compliqué, mais c’est plus risqué à cause de l’immédiateté du web en général et des mécanismes de publication spécifiques au blogs. Il n’est pas obligatoire de permettre les commentaires sur un blog et les interdire sera souvent la meilleure stratégie pour les compagnies frileuses, pour cetains sujets plus controversés ou pour éviter de remplacer certains autres modes de communication plus efficaces (le support après vente, par exemple). Si on décide de permettre les commentaires, il est raisonnable de les modérer. Mais il faut tout de même être prêt à diffuser des mesasges assez critiques envers le blogueur ou la compagnie. Un blog qui censure systématiquement toute critique ne sera pas crédible.

Donc, et malgré ce qui vient d’être dit, cela vaut-il la peine pour une petite entreprise de publier un blog?

Souvent, oui. Un blog corporatif visera soit des objectifs de marketing (faire connaître la boîte et/ou ses marques et produits, attirer des clients potentiels, tenir les clients existants des projets de la société…), soit des objectifs de communication avec des publics qui ne deviendront pas clients dans un avenir prévisible (étudiants, décideurs, influenceurs…).