Immobilier Sélect

Les agents d’immeubles vivent un réalité commerciale double: leur objectif est de vendre des propriétés, mais pour cela ils doivent d’abord se vendre.

L’internet est depuis plusieurs années maintenant une plate-forme importante pour le marketing des maisons, et les professionnels du secteur ont rapidement emboîté le pas pour présenter leurs services à plus de clients.

Cependant, ils font face à un problème délicat. L’offre des agents concurrents est toujours la même. Faites affaires avec moi et je ferai tout ce que je peux pour vendre votre maison.

Donc, il faut trouver des avantages supplémentaires pour attirer le surfeur sur le site.

Deux agents associés ont réalisé qu’un blog serait un compagnon idéal à leur site principal. Le site met les maisons à vendre en vedette. Le blog peut être utilisé pour présenter des sujets de fond sur le commerce.

Voici donc Immobilier Sélect, le blog de deux agents immobilier de la région du nord de Montréal.

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Le blog traitent de sujets connexes à la vente de maison: le home staging, des conseils pour les acheteurs et les vendeurs, des institutions du secteurs.

Les objectifs sont certainement la génération de trafic vers le site principal et le positionnement expert des agents.

En publiant des articles sur des sujets directement liés à leur métier, on peut s’attendre à se retrouver dans les résultats des moteurs de recherche, sur des mots clés qui sont difficiles à mettre de l’avant sur le site principal. Celui-ci vise d’abord la mise en vedette des maisons à vendre, l’ajout d’articles de fond nuirait certainement à la navigation. Et l’outil blog est permet aux auteurs de se concentrer sur le contenu et de publier eux-mêmes les articles sans être dépendants des techies. On retrouve plusieurs liens par page vers le site principal.

En plus, et peut-être même surtout, le blog permet de positionner l’expertise des agents et de les différencier de leurs concurrents. Ils démontrent leur maîtrise du processus et du marché.

J’apprécie particulièrement qu’ils fassent même appel à des auteurs externes spécialisés sur certains sujets pointus pour faire des articles qui intéresseront leurs lecteurs.

Le blog est relativement nouveau, il date de décembre 2007. Il est publié sur Blogger, ce qui semble parfaitement approprié.

Un détail qui ne me plaît pas: on n’a accès qu’à deux articles par page. Ce n’est pas suffisant, quand on visite un blog on souhaite avoir un aperçu de plus de contenu.

Plate-forme intégrée ou héberger son blog?

Il y a deux grandes familles de plate-formes pour les blogueurs. Il y a d’abored des sites web qui propose à qui le souhaite de créer un blog directement. Par ailleurs, les blogueurs peuvent installer sur un serveur web.

Un grand nombre de sites vous permettent de créer gratuitement et facilement votre blog. Trois des plus populaires sont Blogger, TypePad et Wordpress.com. Avec ces sites, on peut facilement avoir un blog complètement fonctionnel en ligne en quelques minutes!

L’autre solution est de se procurer (gratuitement) un script à installer sur un serveur web. L’installation est généralement simple, mais demeure une tâche technique. Les plus connus sont DotClear, WordPress et Movable Type. (Movable Type est gratuit pour utilisation personnelle.)

Les deux approches présentent des avantages. La solution intégrée est accessible à tous, même aux plus technophobes. Les systèmes à installer permettent un plus grand contrôle sur les fonctionnalités du blog.

Quel est le meilleur choix?

En fait, les deux options sont acceptables et le choix dépendra essentiellement des besoins du blogueur et des moyens à sa disposition. Il n’y a pas de honte à utiliser une plate-forme comme Blogger, on y retrouve des blogs très sérieux et très populaires.

Mais si on dispose des ressources appropriée (serveur web, nom de domaine) et de l’expertise nécessaire en développement de sites web (php, html, css), les scripts donnent une très grande liberté aux auteurs.

Mais comme l’avantage principal d’un blog est de permettre la publication facile de billets, le plus important dans le choix de la plate-forme devrait être de s’assurer de maintenir cette simplicité. Si vous n’avez pas déjà une certaine expérience en production de site web, il l’approche hébergée est sans doute la meilleure.

Une convertie!

En discutant avec une “amie virtuelle”, acuponcturiste en Pennsylvanie, aujourd’hui, je l’ai convaincue d’ajouter un blog à son arsenal de communication / marketing!

Sa compagnie est certainement la cible parfaite pour le blogging. C’est une société avec une présence locale significative, offrant un service expert mais pas toujours bien compris. Le blog lui permettra de démystifier sa pratique, d’établir un lien avec sa clientèle et sa communauté et l’aidera à comfirmer son statut d’experte dans son domaine.

Je ne crois pas que le blog lui apportera directement de nouveaux clients, du moins pas à court terme, mais il s’agit d’un excellent outil pour affirmer la marque de sa clinique (le branding) dans sa localité.

Je lui conseillerais de centrer sa stratégie sur les objectifs suivants:

  • Cibler la localité et la région immédiate en s’assurant que les moteurs de recherche fassent l’association entre sa clinique et la région;
  • Informer la communauté des activités de la clinique pour accroître la reconnaissance de la marque;
  • Établir et maintenir le statut d’experte qu’elle mérite en expliquant sa profession et en discutant des enjeux.

Bonne chance Meredith!

Ajout 23 janvier 2008: La clinique de Meredith a déjà 2 sites web: The Healing Point et Natural Fertility Center of Pennsylvania. Meredith m’a écrit un mot ce matin pour me dire qu’elle discutait du projet avec ses associés aujourd’hui. Je sens une revue de blog à l’horizon!

iWeb Bla Bla Blog

iWeb Technologies est un hébergeur de sites web basé à Montréal. La société a été fondée en 1996 et est maintenant publique.

Le blog de la compagnie a un titre rigolo: iWeb Bla Bla Blog! Certes un hébergeur web dispose des ressources humaines et techniques nécessaires pour installer, modifier, personnaliser et héberger (!) un blog, mais ce ne sont là que des éléments facilitateurs et non nécessaires.

Il est clair que la société considère son blog comme un moyen privilégié de communication avec ses clients. Même si la plupart des billets traitent de sujets directement liés à l’état de service (Avis Techniques, État Des Services, ncident Espaces de Colocation, Incident Hébergement Mutualisé…) on y retrouve également les communiqués de presse et les résultats financiers de la compagnie et des offres d’emploi.

De plus deux catégories plus générales, iWeb parle et Discussions générales, couvrent l’actualité qui intéresse certainement les clients. Bien que la plupart des billets traitent de la société et de son développement, on y a parlé récemment de l’achat de MySQL AB par Sun ou la Géolocalisation des sites chez Google. (Petite critique: ces deux catégories ont beaucoup trop de recoupement.)

Le blog existe depuis février 2001 (le premier billet annonce le support des noms de domaines avec caractères accentués!) et est disponibles en français et en anglais.

Plusieurs personnes rédigent des billets (au moins 5) et on voit environ un nouveau billet par jour ouvrable.

Les flux RSS

Les blogs mettent à la disposition des webmasters amateurs et autres technophobes des outils techniques à la fois très puissants et très simples d’utilisation.

Un de ces outils est la publication automatique de votre contenu vers les agrégateurs des lecteurs qui s’abonnent à votre blog. Les utilisateurs n’ont pas besoin de venir voir votre site tous les jours, ils reçoivent directement vos articles!

(En fait, selon l’agrégateur, ils recevront soit le titre de l’article, soit le chapeau, soit le texte entier.)

Vous avez certainement déjà vu cette icône sur un blog ou un autre site:

C’est un indicateur que le site offre un flux RSS (ou un flux Atom, deux adaptations différentes du XML qui font la même chose).

Les lecteurs ont plusieurs moyens de s’abonner à votre contenu, pour le visualiser sans visiter votre site. Ils peuvent utiliser les fonctionnalités de leur navigateur (les dernières versions de Firefox, Explorer, Safari et Opéra) ou l’ajouter dans un programme dédié.

Une autre possibilité est d’utiliser un agrégateur internet. Les plus populaires sont My Yahoo, Bloglines, Netvibes et Google. (J’utilise le reader de Google. Comme j’utlise plusieurs ordinateurs différents à chaque jour, je peux y accéder en tout temps!)

Bien que certains services, comme FeedBurner, proposent des fonctions de suivi des abonnements à vos flux RSS, il demeure difficile d’avoir une image fiable et exacte du nombre des abonnés. Et c’est un peu voulu: la technologie RSS a été conçue spécifiquement pour permettre aux surfeurs de consulter des sites sans y laisser de traces.

Les flux RSS peuvent aussi être utilisés pour présenter sur un site du contenu provenant de plusieurs autre sites. Ne soyez donc pas surpris si vous retrouvez un jour vos textes où vous ne vous y attendiez pas!

Dernier point sur le sujet: les agrégateurs ne présentent pas tous très bien le contenu multimédia riche. Il peut être intéressant d’expliquer dans le texte le contenu de ces objets.

Les commentaires

Le medium blog présente deux caractéristiques principales qui le distinguent: la facilité et la rapidité de production, et la possibilité qu’ont les lecteurs d’interagir avec l’auteur via les commentaires.

Interdire les commentaires sur un blog d’affaires revient donc à se priver d’une caractéristique importante, et attendue des lecteurs.

Cela étant dit, il y a des cas (nombreux) où il est préférable de ne pas permettre les commentaires.

Un blog servant uniquement de plate-forme de communiqué (qui pourrait même être anonyme) peut très bien ne pas avoir de commentaires. Le blog peut être utile pour communiquer rapidement et fréquemment de l’information ponctuelle indispensable aux clients d’une société et c’est une autre situation où il est peut-être préférable de ne pas permettre les commentaires des lecteurs.

Un blog se mettant en place ou en période creuse pourrait aussi interdire temporairement les commentaires.

Mais en général, il est recommandé de permettre aux lecteurs de s’exprimer, et aux auteurs de leur répondre.

Il est aussi tout à fait légitime de ne pas accepter tous les commentaires. D’abord, plusieurs opérateurs pas très honnêtes utilisent des robots pour poster des commentaires n’ayant aucun lien avec le sujet de l’article mais visant simplement à obtenir un lien supplémentaire. (Les moteurs de recherche se sont entendus avec les éditeurs de blogs pour implanter par défaut une commande qui dicte à Google et cie de ne pas prendre en compte ces liens.) La plupart des engins de blogs populaires fournissent d’emblée des fonctionnalités permettant de filtrer ces commentaires abusifs.

Il y a aussi le cas des lecteurs qui ne cherchent que la polémique ou à insulter. Il n’y a aucun problème à ne pas publier ces commentaires.

Mais faut-il répondre? Souvent, oui. Un lecteur qui pose une question précise dont la réponse peut bénéficier à l’ensemble mérite certainement une réponse. Un commentaire d’ordre plus général sur le billet peut aussi engendrer une réflexion supplémentaire de l’auteur. Souvent, cependant, il n’est pas nécessaire d’intervenir (hors la modération). La gestion des commentaires ne devient une tâche significative que lorsque le blog devient très populaire.

Plusieurs auteurs? Pourquoi pas!

Un blog corporatif n’est pas le journal (pas du tout) intime d’une adolescente. C’est un moyen de communication et d’échange officiel qui se donne des airs de nonchalance.

Il y a plusieurs cas où avoir plusieurs auteurs pour le même blog est recommandé, voire quasi-obligatoire.

Ne serait-ce que pour assurer la régularité de parution des billets et la rapidité de modération des commentaires, une équipe de plusieurs personnes sera plus efficace qu’une âme seule.

Cependant, comme tout projet à l’intérieur de l’entreprise il sera important de planifier et gérer les relations entre les membres de l’équipe.

Et il peut s’agir d’un de ces projets sans chef!

Une dynamique égalitaire entre les membres de l’équipe qui rédige et maintient le blog peut souvent permettre une plus grande vitalité dans le échanges avec les lecteurs.

Toutes les grandes plates-formes de blog et tous les scripts publics permettent d’avoir plusieurs auteurs pour un même blog.

Qui est le bon blogueur?

Qui choisir pour animer le blog de l’entreprise?

Le premier critère est la connaissance du sujet. Le blog doit être intéressant, donc le blogueur doit l’être aussi. Et comme le blog de la boîte parlera de la boîte (ou de ses produits / services), la blogueuse devra bien connaître, en tout ou en partie, les spécialités de l’entreprise. Et cette personne devra aimer ce sujet. La passion se sent toujours.

Cette personne saura écrire relativement sans fautes. Qui aime lire des texte truffés de phôtes d’aurtografe? (À ce sujet, il est bon de faire relire les billets par un observateur neutre. Avant la publication au début, mais ça peut être après un peu plus tard.) Même si un blog corporatif ne sera pas en lice pour le Goncourt, son auteur doit avoir un certain style bien à elle / lui. Ce style prendra un certain temps à s’établir. C’est normal et ce n’est pas très grave, car le blog n’aura sans doute pas des tonnes de lecteurs à ses débuts.

Il faut accepter la critique quand on écrit un blog. Les commentaires des lecteurs peuvent parfois nous attaquer dans nos certitudes les plus ancrées.

Enfin, bloguer nécessite un investissement en temps. Ce n’est pas énorme, mais il faut prévoir du temps pour la recherche, pour la rédaction et les correction et parfois beaucoup de temps pour modérer et répondre aux commentaires. Et il faut de la régularité. Les lecteurs aiment les blogs qui paraissent régulièrement (au moins deux fois par semaine).

Pourquoi bloguer?

Pourquoi une compagnie devrait-elle permettre, voire encourager, ses employés à diffuser au monde entier de l’information sur l’entreprise?

Les réponses à cette question semblent évidentes: la société gagne en notoriété, elle entretient des relations constantes avec ses clients (aussi bien actuels que potentiels), etc.

C’est la question suivante qui est plus délicate: Comment gérer la libre expression des blogueurs et des commentateurs?

Car un blog n’est pas un simple véhicule supplémentaire pour les communiqués officiels de la boîte. Afin d’être efficace (on reviendra un autre jour sur l’efficacité des blogs), le blog doit être identifié à son ou ses auteurs, il doit avoir de la personnalité. Certes, toutes les organisations savent gérer les limites d’expression de leurs employés et étendre ces politiques à la blogosphère n’est pas compliqué, mais c’est plus risqué à cause de l’immédiateté du web en général et des mécanismes de publication spécifiques au blogs. Il n’est pas obligatoire de permettre les commentaires sur un blog et les interdire sera souvent la meilleure stratégie pour les compagnies frileuses, pour cetains sujets plus controversés ou pour éviter de remplacer certains autres modes de communication plus efficaces (le support après vente, par exemple). Si on décide de permettre les commentaires, il est raisonnable de les modérer. Mais il faut tout de même être prêt à diffuser des mesasges assez critiques envers le blogueur ou la compagnie. Un blog qui censure systématiquement toute critique ne sera pas crédible.

Donc, et malgré ce qui vient d’être dit, cela vaut-il la peine pour une petite entreprise de publier un blog?

Souvent, oui. Un blog corporatif visera soit des objectifs de marketing (faire connaître la boîte et/ou ses marques et produits, attirer des clients potentiels, tenir les clients existants des projets de la société…), soit des objectifs de communication avec des publics qui ne deviendront pas clients dans un avenir prévisible (étudiants, décideurs, influenceurs…).